MONTOLIU

RAKU 1 - La Palmyre - Galerie Cordouan RAKU 2 - La Palmyre - Galerie Cordouan

Artiste plasticien - sculpteur Lionel Montoliu est né en 1958 en France. Collectionneur de sculptures depuis ses 19 ans (c'était alors des bronzes du Burkina Faso) il s'est toujours intéressé aux arts au point d'envisager une carrière d'artiste. Ce n'est cependant qu'en 1997 qu'il commence ses premières sculptures en terre. Mais son activité professionnelle l'empêche de se consacrer à la sculpture jusqu'en 2007 où il décide d'investir une part sérieuse de son temps à sa passion. L'inspiration qu'il avait si longtemps contenue sort alors tel un torrent et c'est dans un style déjà très personnel et abouti qu'il réalise sa première série : les Zanskars. Le Zanskar est un pays de l'Himalaya, entre le Cachemire et le Tibet. Une amie qui a visité ce pays lui parle de ses habitants qui tirent la langue pour dire bonjour et montrer qu'ils sont purs et ne disent pas de mal de vous. Séduit par cette coutume aux antipodes des nôtres et par cette spiritualité sous-jacente, Lionel commence sa série sur les Zanskars. Il décide de les réaliser selon la technique du Raku, cette cuisson bien spécifique venue de Corée et du Japon. Le Raku est l'art du feu, celui où l'artiste doit composer avec la volonté du feu, avec une force qui le dépasse. C'est une danse entre l'artiste, la terre et le feu, une danse pour la beauté, pour la finesse des craquelures, pour la révélation des couleurs, pour des noirs profonds ou des flambées arc-en-ciel. Dans cette chorégraphie, l'artiste n'est pas le maître mais devient l'amant qui cherche à dompter les forces de la nature pour enfanter la beauté. Et les Zanskars sont là pour nous parler de cette aventure. Des Zanskars purs qui nous tirent la langue, mais aussi des Zanskars menteurs sans langue et avec un nez de Pinocchio, des Zanskars grandes gueules, des Zanskars longs visages, et tant d'autres encore. Le style final est entre Art Brut et Art d'Océanie. Les craquelures du Raku associées aux yeux bridés des sculptures donnent un ton définitivement asiatique à ces réalisations. Ces visages - ou devrions nous dire plutôt ces masques puisqu'ils sont plats - sont stylisés, dégagés du superficiel pour transmettre une force et une beauté brutes, sans fioriture. Lionel cherche à travers la pureté et la simplicité du geste à ainsi transmettre l'âme des Zanskars, fait de simplicité, de gentillesse, dans une vie rude, elle aussi dépourvue de fioriture.

Exposition permanentes :

Galerie Cordouan 15 avenue d'Angoumois 17570 La Palmyre

Galerie Artenoo 24 rue du Champ de Mars 75007 Paris